Le lendemain matin, Arthur refait la valise avec le plus grand soin. Le professeur lui explique qu’elle a été perdue lors d’un transfert précipité à l’aéroport, alors qu’il se rendait à une exposition dans un musée. La compagnie aérienne n’avait pas réussi à la retrouver et lui avait offert un dédommagement. Il ne pouvait expliquer comment, des mois plus tard, elle s’était retrouvée sur cette pile de vente aux enchères.
Le professeur Varga a proposé de l’argent à Arthur, mais ce dernier a refusé. Il n’avait pas ouvert la valise pour devenir riche. En réalité, il avait gagné quelque chose de mieux. Pour la première fois depuis des années, il avait une histoire à raconter et un endroit où aller.
Une semaine plus tard, Arthur se rend dans la petite maison du professeur, où l’air sent le café torréfié et le sucre chaud. Ensemble, ils nettoient la vieille machine, font tourner les petites roues en laiton et préparent une tasse à partir d’une recette vieille de près de cent ans. Arthur prend une gorgée et sourit. La valise lui avait apporté un ami, une aventure et un rappel que même un après-midi ordinaire peut vous réserver une surprise.