Le premier e-mail des Holloway est arrivé un mardi soir, trois jours après qu’elle eut rendu la première dissertation de Brennan avec un B+. L’horodatage sur le portail de remise des devoirs indiquait qu’il l’avait rendu à 23 h 47 la veille de la date limite, ce qui correspondait à la qualité du travail : des éléments superficiels, sans véritable réflexion sous-jacente. L’e-mail provenait des deux parents. L’objet indiquait : « Préoccupations concernant la note récente de Brennan — demande de rendez-vous ».
Il comptait quatre paragraphes, rédigés dans le ton mesuré de personnes souhaitant paraître posées tout en indiquant clairement qu’elles n’étaient pas satisfaites. Ils ne remettaient pas directement en cause sa compétence. Ils se disaient « perplexes » compte tenu des « efforts constants et des capacités » de Brennan, et lui demandaient de leur expliquer en détail les critères d’évaluation.
Le directeur Harmon figurait en copie de cet e-mail. Mme Nair l’a lu deux fois, a créé un nouveau dossier sur son bureau, l’a enregistré, puis a répondu le soir même par un message bref et professionnel, en joignant la grille d’évaluation.