Sarah tenta de chasser son malaise, mais l’esprit humain a naturellement tendance à combler le silence avec les pires scénarios possibles. Le dressing n’était pas seulement un endroit où ranger des vêtements ; c’était là que Sarah conservait ses biens les plus précieux. Ses sacs à main de créateurs, ses manteaux d’hiver coûteux et, surtout, un coffret à bijoux en velours contenant des objets de famille irremplaçables étaient tous rangés dans cette pièce.
Un soir, alors qu’elle se préparait pour un dîner, Sarah remarqua qu’un bracelet en diamants n’était pas à sa place habituelle. Bien qu’elle l’ait retrouvé quelques minutes plus tard, glissé sous un foulard en soie, cette brève bouffée de panique ne fit que renforcer ses doutes. Quelqu’un s’introduisait bel et bien dans son espace privé lorsqu’elle était au bureau.
Ce mystère alimentait l’anxiété de Sarah. Elle avait besoin de savoir ce qui se passait derrière cette porte fermée, mais elle ne voulait pas accuser à tort un employé par ailleurs exemplaire sans preuve concrète. Le soupçon mettait silencieusement à rude épreuve sa tranquillité d’esprit.