Un étudiant vit dans l’appartement le plus petit du Japon, 300 dollars par mois, et nous n’avons jamais rien vu de tel !

La pièce principale étant très petite, Maya doit considérer chaque objet comme une décision. Un sac laissé sur le sol peut lui bloquer le passage. Une veste placée au mauvais endroit peut donner à la pièce une impression de désordre. Une boîte dont elle n’a pas besoin peut occuper un coin entier. Dans un appartement plus grand, le désordre pourrait être gênant. Dans l’appartement de Maya, le désordre devient un obstacle physique.

La rue à l’extérieur ajoute un autre défi. Son immeuble se trouve à côté d’une route principale très fréquentée et le bruit pénètre constamment dans la pièce. Les voitures passent, les scooters vrombissent, les freins crissent et des voix s’élèvent de l’extérieur. Au cours de ses premières nuits, Maya s’est demandé si elle parviendrait un jour à dormir correctement. Elle était habituée au bruit de la ville, mais c’était différent. La route semblait suffisamment proche pour faire partie de l’appartement.

Elle a fini par s’adapter. Son cerveau a appris quels sont les sons à ignorer et ceux qui méritent encore de l’attention. Aujourd’hui, elle peut étudier pendant que la circulation se déroule à l’extérieur, même si un klaxon soudain peut encore la distraire. Certains matins, lorsque la lumière entre et que sa chambre semble presque douillette, Maya est fière d’avoir réussi à faire tenir toute sa vie dans un espace aussi étroit. Il y a aussi des jours où elle se lève trop vite, se heurte à quelque chose et se rappelle que la vie dans un petit appartement n’est pas seulement charmante, mais qu’elle exige de la patience chaque jour.